La Lettre Persane corrige thèses, mémoires, rapports, articles,lettres
La Lettre Persane corrige thèses, mémoires,                 rapports, articles,lettres 

Présentation formelle d’un travail universitaire

II Numérotation et pagination

 

 

1) Numérotation

            Selon L’ISO -7144 -p.4- Organisation internationale de normalisation, qui établit et publie les normes internationales, le texte principal "doit si nécessaire être divisé en parties, chapitres et éventuellement paragraphes numérotés".

Or un travail universitaire exige une telle présentation

Chaque partie doit commencer sur une nouvelle page

 Exemple possible :

Introduction

PREMIÈRE PARTIE : UNE IMAGE DE L'ENTREPRISE

 

Chapitre premier : L'histoire de l'entreprise

 

I. ..........

            1)

                        1.1)

a)

            2)

II. .........

 

2)        Pagination

- La numérotation commence toujours au recto (numéro impair) de la première page imprimée (page de titre) et se termine toujours à la dernière page imprimée, quel que soit le nombre de volumes.

- La numérotation doit être continue, annexes et illustrations comprises. 

- La page de titre est comptabilisée, mais non numérotée

- Une page de garde vierge peut précéder la page de titre, et dans ce cas, elle sera non numérotée mais comptabilisée.

- Les numéros doivent être en chiffres arabes et peuvent être placés dans l'en-tête ou en pied de page, centrés ou non.

 

 

Présentation formelle

Nous entrons dans la période des mémoires de fin d’année et/ou de rapports de stage. 

Je corrige beaucoup de thèses, de rapports de stage, de mémoires et souvent je suis étonnée par le manque de formalité dans la présentation. Parfois même cela frise l’énumération catalogue.

Évidemment tout ce que je propose n’est pas le fruit de mon imagination mais tiré de normes officielles et de conseils d’universités réputées.

 

Présentation formelle

 

- Le format du papier doit être A4. 

 

- Interligne : 

Un et demi pour le texte principal.

Simple pour les citations. 

 

- Police : de préférence « Times New Roman », mais d’autres sont acceptées.

Les caractéristiques des polices sans empattements (dites sans Serif) plus faciles à lire sur écran, même si elles sont de petite taille (Verdana, Trebuchet MS, Tahoma, Arial, etc). Elles sont souvent utilisées pour mettre en valeur les titres et sous-titres.

À l’inverse, les polices avec empattements, (dites Serif), sont souvent employées dans le corps d'un texte long et sont plus lisibles sur  papier (Times New Roman, Georgia, etc

 

- Taille de la police : 

Corps du texte principal : police 12. 

Citations séparées du corps du texte : police10. 

 

- Marges : 

Haut et bas : 2,5 cm 

Droite et gauche : 2,5 cm 

- Faire un alinéa (léger retrait) au début de chaque nouveau paragraphe :  De 0,5 à 1 pour le corps de texte. 

L’alinéa n’est pas nécessaire pour les citations en retrait. 

 

- L’intégralité du texte : corps de texte principal, citations, notes de bas de page, doit être justifiée ; on retrouve les mêmes marges à droite et à gauche pour toutes les lignes sauf pour  la première ligne.

Nature et/ou sens du verbe : erreurs fréquentes

P/S

Pallier :

Verbe transitif

De nos jours, le verbe pallier s'utilise le plus souvent dans un emploi qui est source de confusion.

Confusion de sens

L'usage actuel voit dans pallier un synonyme savant de remédier. C'est oublier que pallier, emprunté du latin palliare, signifie littéralement « cacher, dissimuler (sous un manteau, le pallium) », c'est-à-dire tout le contraire d'apporter un véritable remède, une solution définitive !

Ex : Pallier son ignorance sous des airs entendus : au sens de « dissimuler une chose fâcheuse sous une apparence favorable ».

       Les soins palliatifs :en médecine, pallier un mal signifie le soulager sans le guérir.

Ce n'est que par extension que l'Académie admet le sens de « remédier d'une manière incomplète ou provisoire, atténuer faute de remède véritable ».

Distinguez : pallier une difficulté = lui trouver une solution provisoire, l'atténuer voire la camoufler, en sauvant les apparences de résoudre une difficulté ou remédier à une difficulté = lui apporter une solution définitive.


Confusion en matière de construction

 pallier est un verbe transitif direct, qui ne requiert donc aucune préposition devant son complément d'objet. C'est bien à tort que l'on écrit pallier à par analogie avec remédier à et parer à.

Ex : Il faudrait pallier cet inconvénient et non pallier à  cet inconvénient).

 

Perpétuer perpétrer

Ne pas confondre les deux verbes.

Perpétrer v.t.

Commettre (un acte criminel)

Ex : Perpétrer un meurtre.

Perpétuer v.t.

Faire durer.

Ex : Perpétuer une tradition.

 

Prémunir (se..contre)

Verbe transitif ; prémunir signifie « protéger ou mettre en garde quelqu’un contre un risque, une menace ».

Il s'emploie surtout à la forme pronominale, avec le sens de « prendre les précautions nécessaires pour se préserver de quelque désagrément ».

Construction

Il se construit avec la préposition contre, et non avec de par analogie avec (se) munir.

Ex : Comment se prémunir contre les maladies infectieuses ? et non : Comment s'en prémunir ?.

 

Présager :

Annoncer par quelque signe ; présager est un verbe transitif direct, qui s'emploie donc sans préposition.

Ex : Son état laisse présager une issue fatale. Tout cela présage un avenir meilleur

 

Prescrire proscrire

Prescrire : Acquérir (un bien) ou se libérer (d'une dette, d'une peine), par prescription.

Ex : Le fermier, le dépositaire, l'usufruitier, et tous autres qui détiennent précairement la chose du propriétaire, ne peuvent la prescrire (Code civil)

 

Proscrire

Autrefois, condamner au bannissement.

Interdire quelque chose, en condamner l'usage :

Ex : Proscrire le café de l'alimentation.

Littéraire : Chasser quelqu'un d'un groupe.

Ex : Cette société dont on m'avait proscrit.

 

Postuler

verbe transitif donc sans la préposition “à”

On ne dit pas :

Ex : je postule “à” ce poste on dit

         Je présente ma candidature à ce poste

 

 

Suppléer

Verbe transitif direct


Suppléer quelqu'un signifie :  remplacer momentanément, représenter

Ex : Si tu n'es pas disponible, je te suppléerai (= je te remplacerai).

 

Suppléer quelque chose signifie « compléter par une chose de même nature, combler ».

Je supplée l'argent qui manque pour atteindre la somme exigée.

 

Suppléer, transitif indirect
Suppléer à quelque chose, jamais à quelqu'un signifie : « remédier au manque, au défaut ; mettre à la place une chose qui en tient lieu ».

Ex :Je suppléerai à tout ce qui manque = je remédierai à.

On notera que la construction suppléer à quelqu'un est fautive.

                    Règles d'application des                    recommandations orthographiques

« Aucune des deux graphies, ni l'ancienne ni la nouvelle, ne peut être tenue pour fautive. »

Déclaration précédant les listes du Dictionnaire de l'Académie française (9e édition en cours de publication) dans les fascicules du Journal officiel de la République française depuis le 22 mai 1993

  1. Le trait d'union et la soudure

 

1.Le trait d'union est remplacé par la soudure dans tous les composés

 

  • De contr(e)- et entr(e)-, pour lesquels on poursuit l'action commencée par l'Académie en 1835, 1878 et 1935

Ex. : contrappel, entretemps sur le modèle de contrepoint, entrevue.

  • De extra-, infra-, intra-, ultra-

Ex. : extrafort sur le modèle de extraordinaire, (comme les composés de en, sur, supra, déjà soudés.)

N.B. Le trait d'union est maintenu dans les mots où la soudure engendrerait une prononciation défectueuse

Ex. : extra-utérin.

  • D 'éléments savants, en particulier en -o

Ex. : autoécole sur le modèle de radioactif.

N.B. Le trait d'union est maintenu dans les noms propres et termes géographiques où il sert à marquer une relation de coordination entre les deux termes

Ex. : gréco-romain.

  • De formation onomatopéique ou dans des mots d'origine étrangère

Ex. : bouiboui, weekend, un apriori sur le modèle de coucou…).

  • Formés à l'origine d'un verbe et d'un nom, ou d'un verbe et de -tout,

Ex : croquemonsieur portemonnaie,, mangetout,

  • Avec basse-, mille-, haut(e)-,

Ex : millepatte,

N.B. Ces mots étant devenus des mots simples, ils suivent la règle générale du singulier et du pluriel ex. : un millepatte, des millepattes sur le modèle de un millefeuille, des millefeuille.. ce qui est à mon avis aberrant car un millepatte a justement mille … pattes.

 

2.Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d'union

E x. : vingt-et-un-mille-six-cent-deux, quatre-centième, un-million-cent).

N.B. On distingue ainsi quarante-et-un tiers (41/3) de quarante et un tiers (40 + 1/3), et aussi mille-cent-vingt septièmes (1120/7) de mille-cent vingt-septièmes (1100/27), de mille cent-vingt-septièmes (1000/127), ou encore de mille-cent-vingt-septième (1127e).

 

  1. Le pluriel des noms composés

 

1.Formés à l'origine soit d'une forme verbale et d'un nom, soit d'une préposition et d'un nom,

Perçus comme des mots simples, prennent la marque du pluriel au second élément, seulement et toujours lorsqu'ils sont au pluriel

Ex. : un essuie-main, des essuie-mains, un cure-ongle, des cure-ongles, un garde-meuble, des garde-meubles - qu'il s'agisse de personnes ou de choses -, un après-midi, des après-midis.

N.B. exception : quelques composés dont le second élément contient un article

Ex. : trompe-l'œil

 ou commence par une majuscule

Ex. : prie-Dieu.

2.

dont le latin, suivent la règle générale du singulier et du pluriel des mots français

Ex. : les boss, les gentlemans, les matchs, les minimas, les minimums.

Exceptions : les noms ayant conservé leur valeur de citation

Ex. : des requiem.

 

  1. Les accents et le tréma

 

1.Devant une syllabe graphique contenant un e instable (dit e muet)

-On écrit è et non é.

Ex : évènement sur le modèle de avènement,

       règlementaire sur le modèle de règlement, etc. 

Dans la conjugaison au futur :

Ex. : elle cèderait sur le modèle de elle lèverait ;

 

Exceptions, en raison de leur prononciation normée en syllabe initiale :

  • les préfixes - et pré-

Ex. : dégeler, prévenir ;

  • les é- initiaux

Ex. : échelon, édredon, élever ;

  • ainsi que médecin et médecine.

 

2.L'accent circonflexe disparait sur les lettres i et u

Ex. : nous entrainons, il parait, flute, traitre,chaine..

.

Exceptions : le circonflexe est maintenu, pour sa fonction analogique ou distinctive,

  • dans les terminaisons verbales du passé simple et du subjonctif

Ex. : nous vîmes,

Ex. : qu'il partît, qu'il eût voulu ;

  • dans jeûne(s), les masculins singuliers dû, mûr et sûr, et les formes de croitre qui, sinon, seraient homographes de celles du  verbe croire déterminant du, du substantif mur et de la préposition sur

 

3.Le tréma est déplacé sur la lettre u qui correspond à un son dans les suites -güe- et -güi-

Ex. : aigüe, ambigüe, ambigüité.

N.B. Afin de corriger des prononciations jugées défectueuses, le tréma est ajouté dans quelques mots

 Ex. : argüer, gageüre, rongeüre.

 

4.Les mots empruntés suivent la règle des mots français

Ex. : homéo-, un imprésario.

 

 

  1. Simplification des consonnes doubles

 

1.Les formes conjuguées des verbes en -eler ou -eter

s'écrivent avec un accent grave et une consonne simple devant une syllabe contenant un e instable (dit e muet).

Ex : il détèle sur le modèle de il pèle, il étiquètera sur le modèle de il achètera

 

Les dérivés en -ment de ces verbes suivent la même règle

Ex : nivèlement, renouvèlemen).

Exceptions : appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler), bien implantés dans l'usage.

 

2.Une consonne qui suit un e instable (dit e muet)

est simple , on écrit

Ex : lunette/lunetier, dentelle/dentelier, dentelière, prunelle/prunelier, sur le modèle des séries noisette/noisetier, chamelle/chamelier. De même : interpeler, nous interpelons, etc.

 

3.Les mots anciennement en -olle et les verbes anciennement en -otter

s'écrivent avec une consonne simple, de même que leurs dérivés

Ex. : girole, frisoter, frisotis.

Exceptions : l

  • Les monosyllabes colle, folle, molle, bien implantés dans l'usage ;
  • Les mots de la même famille qu'un nom en -otte

Ex. : botte/botter, flotte/flotter, flottement.

 

  1. L'accord d'un participe passé

 

1.Le participe passé de laisser suivi d'un infinitif est invariable

Ex. : les enfants que nous avons laissé partir sur le modèle de les enfants que nous avons fait partir,

 Elle s'est laissé mourir sur le modèle de elle s'est fait mourir

 

  1. Anomalies

 

1.Quelques familles sont réaccordées

Ex. : bonhommie comme bonhomme, charriot comme charrue, chaussetrappe comme trappe, combattivité comme battre, déciller comme cil, imbécilité comme imbécile, innommé comme nommé, persiffler comme siffler, prudhommie comme homme, ventail comme vent.

 

2.Quelques anomalies sont supprimées

Ex. : absout et dissout, assoir, douçâtre, exéma comme examen, levreau comme agneau, nénufar, ognon comme pognon, relai comme balai, saccarine, tocade).

 

3.La finale -illier est remplacée par la finale -iller

lorsque le i qui suit les deux l ne s'entend pas

Ex. : quincailler, serpillère.

N.B. On conserve toutefois le suffixe -illier dans les noms d'arbres et de végétaux

Ex. : groseillier.

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